samedi 5 mars 2016

Les larmes de Louise

Les larmes de Louise étaient celles du mal. En ses pleures, l’enfer brûlait et son cœur était tiraillé de douleur. Un chant de violon enchantait un pays tout entier alors que,chancelante, Louise sanglotait fébrilementSa vie n'était guère joyeuse, guère magnifique, seulement suffocante. Toute cette souffrance qu'elle percevait, ne devenait qu'un nuage gris et noir difforme au-dessus de sa tête. Elle pouvait aussi bien détester les autres autant qu'elle se haïssait... Mais c'était bien trop compliqué, cette rage en elle était vouée pour une seule et unique personne, pour elle. Mais il y avait une chose que Louise aimait pardessus tout. C'était la pluie, ces larmes que versait le ciel, alors les dieux ou même les esprits éternels des morts étaient bouleversés . C'était donc le soir, lorsque ces sanglots sacrés devenaient intenses, qu'elle se jetait dans la nuit froide et glaciale, à la rencontre de solitude. Se cacher dans la pénombre, pleurer et se sentir pourtant libre de savoir que personne ne l'entendait. Mais peut-être que ce-là n'était qu'un rêve, n'était que désires... Mais, il fallut d'un jour, d'un moment  elle fermait les yeux pour ne pas remarquer que quelqu'un avait pris place à ses côtés. Un garçon, de son âge était à sa droite, fixant le ciel mélancoliquement. Les étoiles étaient si belles, presque hypnotisantes. Quand Louise remarqua l'inconnu, elle se mit à reculer, comprenant que s'il s'approcha d'elle, elle ne pourrait que le blesser. Quiconque ose s'aventurer dans une amitié ou un amour profond avec elle périssait. Elle était le mal, le diable en personne, une marionnette que celui-ci manipulait avec plaisir. Mais le garçon ne fit rien, vînt juste se replacer auprès d'elle et lui prit même la main. Elle se sentit soudainement en sécurité, sa main rencontrant la sienne, chaude et si douce...
- je te connais, Louise... Cela fait depuis un bon moment que je t'aperçois pleurer seule le soir.

 Elle ne put rien répondre. Pourquoi ? Pourquoi avait il fait ça ?Pourquoi ne s'était-il pas enfui en disant comme toute autre qu'elle se victimisait sans cesse ? Elle avait mal, si mal... Et pourtant il l'aidait à ce sentier mieux alors qu'elle ne le connaissait guère. Mais il y avait cette compréhension, cette sensation de confiance inégalable. Un lien, entre eux deux, caché et à jamais dédié en secret... Puis, elle se mit à rire. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Mais...elle en avait tellement envie tout à coup ! Le garçon fit de même, alors qu'aucune source de plaisanteries ou de blague ne pouvait d'éclancher un tel rire. Soudain alors, le ciel se mit à s’éclaircir et finit par montrer un soleil si rond et magnifique qu'elle se stoppa un instant. Elle posa son regard sur l'inconnu qui se mit à sourire en empoignant plus fortement sa main. 
- je sais tout de toi... Mais aussi que lorsque tu ries, il n'y a pas plus de bonheur et de beauté au monde. Quand tu ries, le monde chante en ton nom...Louise...Le monde est heureux !

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