lundi 22 février 2016

Suite funèbre

Extrait 2 :


Il me fixait, rien de son visage, ni même de son corps m'était dévoilé. Il était tapissé dans l'ombre, tel un rapace attendant la mort de sa proie pour ensuite la dévorer. Il était un vorace, un de ces oiseaux aux envies appétissantes rien qu'en fixant leur dîner devenue cadavre. Je me précipitai alors pour tenter encore une fois de m'enfuir. Mais ce fut un autre échec, m’interdisant une sécurité sans égale. Puis la peur qui me tiraillait les entrailles devînt plus imposante et douloureuse lorsque j'aperçus enfin sa silhouette. Une tache floue, une ombre persistante à courir maintenant devant moi, sans jamais s'arrêter, sans jamais se contenter de reprendre sa respiration suffocante. Éprise d'une épouvantable peur, je fermai les yeux pour ne pas contempler ce spectacle d'horreur. Soudain, plus aucun bruit de pas, ni même de course folle devant cette sorte de table qui me servait de lit. Plus rien qu'une connaissance du danger, une odeur nauséabonde de cadavre mêlé à une chaleur lourde et pesante. Je commençais à avoir du mal à respirer, à sentir cette présence qui m’oppressait, qui me ramenait à elle. Ce... Ce n'était pas humain. Cette chose n'était pas humaine, rien qui puisse être réelle. Je repris une grande bouffée d'aire, je devais me calmerS' évanouir ne servirait à rien. Je vais ouvrir les yeux et il n'y aura plus que moi, ma chambre et mon père me demandant si j'avais fait un cauchemar. Je lui répondrai qu'il n'a pas à s'en faire, même les grandes filles de 16 ans peuvent toujours en avoir, et tout va bien. Oui...tout...va...bien. J'ouvris les yeux calmement, je n'avais plus à avoir peur, j'étais plus courageuse que ça, ce n'était qu'un cauchemar un peu trop réel à mon goût mais qui n'en restait pas moins un....
- haaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
Mon père accourut vers moi et alluma la lumière de ma chambre en hâte. Il vînt prêt de mon lit tout en balbutiant des phrases que je ne discernais pas. J'avais... J'avais vu son visage. Tout près de moi, à quelques centimètres seulement, comme si sa bouche allait m’engloutir pour de bon. Ses yeux, aussi dangereux que glaçant sans bouche ni nez. Rien... Rien qui ne puisse être humain !

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